Mon approche
Partir de ce que vous vivez aujourd’hui
Il n’est pas nécessaire de savoir exactement pourquoi vous venez me voir.
Vous pouvez arriver avec une difficulté très concrète : une relation compliquée avec votre enfant, votre conjoint, un membre de votre famille, un collègue ou un associé ; une situation professionnelle qui vous pèse ; une décision que vous n’arrivez pas à prendre ; une émotion qui revient ; ou simplement le sentiment que quelque chose ne fonctionne plus comme vous le souhaiteriez.
Nous partons de là. De ce qui est vivant pour vous aujourd’hui.
Mon travail ne consiste pas seulement à chercher comment faire disparaître la difficulté. Il consiste à comprendre avec vous ce qu’elle révèle et ce qui se joue derrière elle.
Comprendre avant de vouloir changer
Lorsque nous rencontrons une difficulté, notre premier réflexe est souvent de vouloir la supprimer : ne plus avoir peur, ne plus nous mettre en colère, ne plus culpabiliser, ne plus réagir de telle manière.
Je propose une démarche différente.
Nous travaillons à partir de situations concrètes, de ce que vous ressentez, de ce que vous observez dans vos relations et de ce qui apparaît au cours de nos échanges. Selon ce qui se présente, je peux vous proposer de revenir sur une situation, d’explorer une émotion, de mettre en lumière un mécanisme relationnel ou d’expérimenter une autre manière de vous positionner.
Avant de chercher à changer une réaction, nous essayons de comprendre à quoi elle a servi ou à quoi elle sert encore aujourd’hui.
Que cherche-t-elle à éviter ?
Que cherche-t-elle à protéger ?
À quel moment cette manière de réagir a-t-elle pu devenir nécessaire ?
Une réaction qui nous gêne aujourd’hui a parfois constitué, à une autre période de notre vie, une manière intelligente de nous adapter à une situation.
La comprendre permet déjà de commencer à ne plus la subir.
Derrière nos rôles, retrouver ce que nous cherchons à protéger
Dans nos relations, nous pouvons parfois nous retrouver enfermés dans des rôles répétitifs.
Nous voulons sauver l’autre.
Nous nous sentons victime de ce qu’il nous fait vivre.
Nous attaquons, contrôlons ou nous défendons.
Le triangle dramatique décrit notamment ces trois positions : victime, sauveur et persécuteur.
Je ne les considère pas comme des étiquettes définissant une personne.
Je préfère poser une autre question :
Qu’est-ce qui, derrière cette attitude, cherche à être protégé ?
Lorsque nous revenons à cette racine, quelque chose peut commencer à changer. Nous ne cherchons plus simplement à déterminer qui a tort ou raison. Nous cherchons à comprendre ce qui se joue réellement dans la relation.
Cela permet progressivement de sortir des automatismes et de construire une relation plus authentique et plus saine.
Lorsque différentes parties de nous ne vont plus dans la même direction
Les expériences que nous traversons, particulièrement lorsqu’elles sont intenses, peuvent nous conduire à développer différentes manières de nous protéger.
Une partie de nous souhaite avancer tandis qu’une autre freine.
Une partie souhaite aimer tandis qu’une autre redoute d’être blessée.
Une partie veut faire confiance tandis qu’une autre reste en alerte.
Une partie sait ce qu’elle souhaite tandis qu’une autre n’ose pas.
Nous pouvons alors avoir l’impression d’être contradictoires avec nous-mêmes.
Je ne cherche pas à faire disparaître l’une de ces parties au profit d’une autre. Chacune mérite d’abord d’être entendue et comprise.
Le travail consiste progressivement à rétablir une communication entre elles afin que ce qui était dispersé puisse retrouver davantage de cohérence.
Retrouver une unité intérieure
C’est probablement le fil conducteur le plus profond de mon travail.
Vous aider à retrouver davantage d’unité en vous-même.
Non pas une unité parfaite ou définitive, mais suffisamment de cohérence intérieure pour ne plus être constamment partagé entre des forces contradictoires.
Lorsque cette unité revient, nous devenons généralement plus disponibles.
Disponibles à nous-mêmes.
Disponibles aux autres.
Disponibles à nos émotions.
Disponibles aux décisions que nous devons prendre.
Disponibles à ce que nous souhaitons réellement vivre.
Et surtout, nous retrouvons une capacité essentielle : celle de choisir plutôt que de seulement réagir.
Votre difficulté est une porte d’entrée
C’est pourquoi je peux accompagner des situations qui semblent, au premier regard, très différentes.
Vous pouvez venir pour votre couple, votre relation avec votre enfant, une difficulté familiale, une problématique personnelle ou une situation professionnelle.
Vous pouvez être parent, conjoint, frère ou sœur, collaborateur, manager, entrepreneur ou dirigeant.
Je ne considère pas ces dimensions comme des personnes différentes.
C’est toujours la même personne qui aime, qui travaille, qui décide, qui doute, qui se protège, qui souffre parfois et qui cherche son équilibre.
Nous pouvons donc entrer par n’importe laquelle de ces portes et, progressivement, aller vers ce qui se trouve derrière la difficulté immédiate.
Une démarche qui vise l’autonomie
Mon objectif est que l’accompagnement vous permette progressivement de devenir votre propre point d’appui : mieux comprendre votre fonctionnement, reconnaître ce qui se passe en vous et développer votre propre capacité d’ajustement.
S’ajuster ne signifie ni se résigner ni s’adapter constamment aux autres. C’est pouvoir tenir compte de ce que nous sommes, de ce que vit l’autre et de la réalité de la situation pour retrouver une position plus juste. Et lorsque la situation évolue, pouvoir à nouveau nous réajuster.
La thérapie devient alors non seulement un lieu où l’on résout certaines difficultés, mais aussi un espace où l’on apprend à mieux se connaître et à mieux se rencontrer.
La porte d’entrée peut être différente.
Le chemin conduit souvent au même endroit : retrouver suffisamment d’unité intérieure pour pouvoir choisir plus librement sa manière d’être, d’aimer et d’agir.